Parcours

Dr Elysée Munyoka :

J’ai obtenu mon diplôme médical de base au Congo. Je suis arrivé en Belgique en 2010 où j’ai suivi un cours de trois ans en médecine généraliste à l’Université de Gand. J’ai effectué tous les stages nécessaires, d’Anderlecht à Melsele, j’ai participé aux services de garde et j’ai appris le néerlandais.

En outre, je me suis spécialisé en soins psycho-traumatologiques et en victimologie à l’Université Paris Descartes. Cette formation en victimologie est un atout supplémentaire à la médecine générale. Cela m’a donné les compétences nécessaires pour voir au-delà de la pointe de l’iceberg.

Pourquoi avez-vous voulu devenir médecins ? Et pourquoi médecins généralistes ?

Dr Elysée Munyoka :

J’ai toujours voulu aider les gens et j’ai toujours été convaincu que tout le monde a droit à de bons soins. C’est avant tout une passion, tout comme la volonté de soigner des patients, pas des maladies.

Je voulais devenir médecin généraliste parce qu’en tant que médecin – ou médecin de famille – vous faites vraiment partie de la famille du patient. Vous en savez plus que tout autre médecin sur les antécédents du patient, ce qui est important. Car chaque patient apporte avec lui son histoire spécifique, ses caractéristiques et ses problèmes. Ce sont tous des facteurs qui doivent être pris en compte pour pouvoir fournir des soins adéquats.

Dr Peter Van Breusegem :

Pourquoi j’ai voulu devenir médecin ? Ma mère avait la sclérose en plaques. Ma jeunesse a donc été bercée par la maladie et les soins. Ma mère m’a fait promettre que j’étudierais la médecine. Elle trouvait que de toutes les professions, la médecine était la plus belle.

Pourquoi médecins généraliste ? J’étais allé en Afrique et je pensais devoir choisir entre les maladies tropicales et la psychiatrie, mais je voulais être indépendant rapidement. Et une fois de retour à Bruxelles, en tant que médecin, l’Afrique est venue à moi, tout comme les patients psychiatriques. Après toutes ces années, je ne doute plus que médecin généraliste est la plus belle profession du monde. Vous n’éprouverez jamais autant d’amitié, d’affection et de gratitude que dans ce métier.

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Dr Van Breusegem :
Du jour au lendemain je portais à nouveau un costume et j’ai été surpris de voir à quel point les gens vous traitent alors différemment. Vous n’avez plus à faire vos preuves, ce qui n’est pas le cas lorsque vous portez un jean et un t-shirt. Un costume rend inutile bien des discussions.

Dr Elysée Munyoka :
C’est un signe de respect envers les patients, mais certains collègues trouvent cela un peu étrange et me demandent parfois si je suis sur le point de me rendre à un mariage !